L’herboriste, le retour !

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L’herboriste, le retour !

C’est en 1778 que la faculté de Médecine de Paris créa le métier d’herboriste. Ce dernier a toujours eu des difficultés à exister, ce qui lui a valu d’être supprimé par la loi du 11 septembre 1941. Seule une ordonnance du 1er septembre 1945 autorisa les herboristes diplômés avant 1941 à continuer  d’exercer. Ces décisions ont été prises au profit de la création d’un ordre des pharmaciens, qui s’octroyèrent le monopole de la vente et du conseil en matière de plantes.

A l’heure actuelle, les Pharmaciens sont poussés à vendre des produits pharmaceutiques plutôt que des plantes médicinales dont les propriétés peuvent être similaires. C’est un secteur économique et industriel qui vise des profits maximum au détriment des médecines dites douces.

Phytothérapie, aromathérapie, herboristerie, plantes médicinales intéressent de plus en plus de consommateurs c’est un retour au naturel et une alternative à la chimie qui sont attendus. Cette niche représente un marché de 240 millions d’euros annuels en France, et la demande ne cesse d’augmenter. C’est compréhensible lorsque l’on sait que certains médicaments ont des effets secondaires ou peuvent présenter des risques pour notre santé. La revue « prescrire » a sur ce sujet fait une liste de médicaments qui ont une balance bénéfices/risques défavorable. Elle recense 90 médicaments, dont 79 commercialisés en France.

Aujourd’hui plus que jamais, il est temps de réapprendre à utiliser les plantes, et donc de développer et reconnaitre cette spécialité.

La CFTC, dans la branche de la pharmacie d’officine, travaille sur un nouveau certificat de qualification professionnelle herboristerie, phytothérapie et aromathérapie.

Nous vous tiendrons informés des avancées sur ce sujet.

 

Scherding Roland   négociateur