Foire aux questions

1

Je viens d’être embauché en CDI dans une pharmacie. Combien de temps ma période d’essai peut-elle durer ?

Réponse :

La durée de la période d’essai dépend de la catégorie professionnelle du salarié.

Les « ouvriers et employés » ont une période d’essai maximale de 2 mois. Cette durée est de 3 mois pour les « agents de maîtrise et techniciens », et de 4 mois pour les « cadres ».

2

Je viens d’être embauché en pharmacie. J’ai entendu parler d’une complémentaire santé d’entreprise. En quoi cela consiste-t-il ?

Réponse :

L'Assurance maladie (Sécurité sociale) ne rembourse pas complètement les dépenses de santé du salarié. La complémentaire santé d'entreprise permet alors de compléter ces remboursements, en totalité ou en partie.

Depuis janvier 2016, l'employeur doit faire bénéficier tous ses salariés d'une couverture complémentaire santé, quelle que soit leur ancienneté dans l'entreprise. Le salarié peut être dispensé d'y adhérer s’il respecte certaines conditions.

La complémentaire santé d'entreprise doit prendre en charge au minimum certaines garanties (ticket modérateur, forfait journée hospitalier, une partie des frais dentaires et d’optique).

L'employeur prend à sa charge au minimum la moitié de la cotisation au titre de cette couverture collective. Le tarif dépend du contrat qu’il a souscrit.

3

Je vais bientôt devoir travailler certaines nuits dans ma pharmacie. Aurai-je droit à certaines contreparties ?

Réponse :

Oui.

Explication :

Pour les pharmacies demeurant ouvertes au public, tout travail effectué entre 20 heures et 22 heures, ainsi qu’entre 5 heures et 8 heures, bénéficie d'une majoration horaire de 20 %. Cette majoration passe à 40 % pour les heures de travail effectuées entre 22 heures et 5 heures.

Attention, dans certains cas ce changement d’horaires de travail peut constituer une modification du contrat de travail pour laquelle l’employeur doit obtenir l’accord du salarié.

4

Mon employeur souhaite que je sois de garde certains dimanches. Ai-je droit à certaines contreparties ?

Réponse :

Oui.

Explication :

Les heures de permanence effectuées pendant un service de garde du dimanche, donnent droit pour le salarié au versement d'une indemnité de sujétion dont le montant brut est égal à une fois et demie la valeur du point conventionnel de salaire par heure de présence.

En outre, ces heures de permanence ouvrent droit au bénéfice d’un repos compensateur d'égale durée à prendre, en accord avec l'employeur, dans la semaine qui précède ou qui suit.

La programmation individuelle des services de garde et d'urgence doit être portée à la connaissance de chaque salarié concerné 15 jours à l'avance, sauf circonstances exceptionnelles et sous réserve, dans ce dernier cas, que le salarié en soit averti au moins 2 jours ouvrables* à l'avance.

Un salarié qui accomplit un service de garde ou d'urgence, quelle qu'en soit la modalité, doit bénéficier d'un repos quotidien d'une durée minimum de 11 heures consécutives.

*Correspond à tous les jours de la semaine, à l'exception du jour de repos hebdomadaire (généralement le dimanche) et des jours fériés habituellement non travaillés dans l'entreprise.

5

Je suis amené à travailler une grande partie de mes journées dans le sous-sol de la pharmacie. Ai-je droit à certaines contreparties ?

Réponse :

Oui.

Explication :

Les salariés travaillant dans les sous-sols plus de la moitié de leur temps de travail ont droit à une prime dite de "travail en sous-sol", dont le montant est égal à 10 % du salaire minimum correspondant à l'emploi qu'ils occupent.

6

Puis-je obtenir un congé afin de veiller sur mon enfant qui est malade ?

Réponse :

Oui.

Explication :

Selon la convention collective nationale, tout salarié a le droit de bénéficier d'un congé non rémunéré en cas de maladie ou d'accident, constaté par certificat médical, d'un enfant de moins de 16 ans dont il assume la charge.

La durée de ce congé est au maximum de 3 jours par an. Elle est portée à 5 jours si l'enfant est âgé de moins d'un an ou si le salarié assume la charge de 3 enfants ou plus âgés de moins de 16 ans.

7

Mon fils se marie. Ai-je droit à des congés pour évènements familiaux ?

Réponse :

Oui.

Explication :

Les salariés ont droit sur justification à un jour de congé payé exceptionnel pour le mariage de leurs enfants. Ce congé passe à 2 jours si le salarié a plus de 3 mois d’ancienneté.

8

Mon fils se marie pendant ma période de congés, ai-je droit aux congés pour évènements familiaux ?

Réponse :

Oui.

Explication :

Pour bénéficier de ces congés, il faut être en activité au moment des faits.

Il convient donc d’anticiper, c’est-à-dire de poser les 2 jours de congé payés (un seul jour si ancienneté inférieure à 3 mois) au titre du mariage d’un enfant, avant de fixer les congés payés de base.

Ce congé exceptionnel est décompté en jours ouvrés*.

*Jour effectivement travaillé dans une entreprise ou une administration. Le plus souvent, on compte 5 jours ouvrés par semaine (par exemple, du lundi au vendredi ou du mardi au samedi).

9

Je reviens de mon congé parental d’éducation. Ce dernier a-t-il été pris en compte dans le calcul de mon ancienneté ?

Réponse :

Oui.

Explication :

Les congés parentaux d'éducation sont considérés, pour moitié de leur durée, comme temps de présence dans l'entreprise pour le calcul de l'ancienneté.

10

Je compte préparer le brevet professionnel de préparateur en pharmacie par la voie de l’apprentissage. Selon quels critères sera fixée ma rémunération ?

Réponse :

Les jeunes qui préparent le brevet professionnel de préparateur en pharmacie par la voie de l'apprentissage perçoivent, pendant la durée complète de la formation, une rémunération calculée en pourcentage du minimum conventionnel, correspondant aux coefficients définis par la classification de la convention collective nationale, en fonction de leur niveau de formation.

11

Je suis un apprenti préparant un CAP d'employé en pharmacie. Puis-je m’absenter quelques jours pour la préparation de mon examen ?

Réponse :

Oui.

Explication :

Selon le code du travail, l'apprenti a droit à un congé supplémentaire rémunéré de cinq jours ouvrables pour la préparation directe des épreuves d'examen.

12

A l’occasion de mon embauche en pharmacie, mon employeur m’a informé que je bénéficierai d’un entretien professionnel avec lui. En quoi cela consiste-t-il ?

Réponse :

Tous les 2 ans (à compter de la date d’entrée dans l'entreprise), l'entretien professionnel est un rendez-vous obligatoire entre le salarié et l'employeur.

Il est destiné à accompagner le salarié dans ses perspectives d'évolution professionnelle et à identifier les formations qui peuvent y contribuer. Cet entretien ne porte en aucun cas sur l'évaluation du travail du salarié.

L’entretien professionnel concerne tous les salariés, peu importe leur ancienneté, la nature de leur contrat (CDI ou CDD), ainsi que la taille de l’entreprise. Il concerne également les salariés sous contrat d'apprentissage ou de professionnalisation.

L'entretien doit avoir lieu pendant le temps de travail et dans les locaux de l'entreprise. Il est assimilé à du temps de travail effectif.

13

Je compte démissionner de mon poste que j’exerce en pharmacie. Quel préavis dois-je respecter ?

Réponse :

La durée du préavis en cas de démission dépend du statut du salarié (cadre ou non-cadre).

Pour un salarié non-cadre, la durée du préavis à respecter est d’un mois. Cette durée s’élève à 3 mois pour les salariés cadres.

14

Je viens de démissionner de mon poste au sein de ma pharmacie. Puis-je disposer d’heures durant mon préavis pour ma recherche d’emploi ?

Réponse :

Oui.

Explication :

Pendant la durée du préavis, le salarié est autorisé à s'absenter chaque jour pendant deux heures pour rechercher du travail.

Ces absences, qui seront fixées un jour au gré du salarié, un jour au gré de l'employeur, seront payées.

L'employeur pourra permettre le regroupement de ces heures d'absence si le salarié en fait la demande.

15

Je viens d’être licencié de mon poste en pharmacie. Puis-je garder la mutuelle de l'entreprise après la fin de mon contrat de travail ?

Réponse :

Oui. C'est ce que l’on appelle la portabilité des garanties.

Explication :

Pour bénéficier de la portabilité, vous et vos ayants droit, il convient de remplir les conditions suivantes :
- avoir fait l'objet d'une rupture de votre contrat de travail pour un motif autre que la faute lourde ;
- avoir droit à une prise en charge par l'Assurance chômage ;
- avoir travaillé au moins 1 mois entier chez votre employeur ;
- avoir adhéré à la couverture complémentaire santé d'entreprise.

Le maintien des droits, à titre gratuit, est d’une durée égale à la période d'indemnisation du chômage, dans la limite de la durée de votre dernier contrat de travail ou, selon le cas, des derniers contrats de travail lorsqu'ils sont consécutifs chez le même employeur. Cette durée ne peut pas dépasser 12 mois. Le maintien de votre couverture cesse en cas de reprise d'un nouvel emploi.